Station de métro Berri-UQAM
2012 - Le réseau de transport souterrain de Montréal est reconnu à travers le monde, d’une part pour sa technologie qui en fait un système au fonctionnement silencieux, mais aussi pour sa qualité architecturale. Dès le départ, en effet, on avait voulu faire du Métro l’expression de la créativité des architectes montréalais; la conception architecturale de la plupart des stations des premières lignes avait donc été confiée à des architectes distincts.

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Inaugurée en 1966, au cœur du Quartier latin, la station Berri-UQÀM demeure la plus importante et la plus fréquentée du réseau. Trois lignes s’y croisent dans un espace intérieur ouvert sur plusieurs niveaux; par contre, la présence de la station à l’extérieur est encore toujours discrète. Bien que les intérieurs de la station aient été peu altérés depuis leur construction, l’espace de la ville en surface s’est radicalement transformée avec les années. Parmi les projets qui ont contribué à ce changement, il y a entre autres l’Université du Québec à Montréal (UQÀM), la Grande Bibliothèque du Québec et la Place Émilie-Gamelin.

Notre étude mise sur trois éléments : de nouveaux aménagements intérieurs, une extension de la station existante, ainsi que la création d’une image identitaire forte pour l’extérieur de la station.

Depuis les années 60, kiosques et espaces commerciaux se sont multipliés à l’intérieur de la station, obstruant corridors, ponts et mezzanines sans parler des finis qui ont grandement besoin de rafraîchissement. Le projet qui vise à restaurer la clarté spatiale de la station, propose une gamme complète de nouveaux finis et un aménagement fondé sur la couleur, le mouvement et le motif du cercle. Des toiles de Roy Lichtenstein servent d’inspiration pour les carreaux de céramique et de verre sérigraphié au motif pointillé.

Le projet cherche également à exploiter le plein potentiel de la station Berri-UQÀM comme node urbain du centre de Montréal. La topographie toute particulière de la Place Émilie-Gamelin est mise à profit avec un nouvel aménagement urbain grâce auquel on aurait un accès direct à la galerie marchande du métro. La limite entre intérieur et extérieur, entre ville et sous-sol, disparaîtrait.

Une série d’interventions marqueraient clairement le centre de la station sous le croisement du boulevard de Maisonneuve et de la rue Berri. Un nouveau rond-point en surface permettrait l’intégration d’un puits de lumière situé au-dessus de l’entrée principale du métro. Les colonnes rouges existantes qui ponctuent la circulation verticale à l’intérieur du Métro se projetteraient hors-sol vers le haut, donnant forme à de nouveaux édicules et à une signalisation affirmée.
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conception + réalisation : volume2.ca